A cup of tea...

Publié le 1 Novembre 2012

Je viens récemment de créer ce blog et je ne souhaite pas raconter ma vie, pour le moins passionnante, mais plutôt aborder certains thèmes et partager sur tout ce que je peux voir, lire, entendre ou encore sentir.

Si il y a une chose qui m'anime, m'émeut et me passionne depuis un certain temps, c'est le thé. Alors quoi de mieux en guise d'introduction qu'un article sur cette divine liqueur, vieille de plus de plus de 2000 ans avant notre ère.

Le thé appartient à la famille des théacées et plus précisément du camellia. Ce dernier possède deux variétés, entre autre les plus connues, le camelia sinensis présent en Inde du nord, en Chine et au Japon ; le camelia assamica présent en Inde, en Chine, au Sri Lanka mais aussi au Malawi ou encore au Kenya. Le premier possède des petites feuilles quant au second, plus robuste, ses feuilles sont plus grandes. Il se complet d'ailleurs très bien en altitude.

A l'état sauvage, le théier peut atteindre plus de 4 mètres de haut mais dans les plantations, les producteurs prennent soin de le tailler à hauteur d'un mètre vingt environ. Il nécessite de l'humidité ainsi qu'un climat plutôt chaud, aux alentours des 20 - 25° C.

Je ne vais pas m'étendre encore plus longtemps, j'y reviendrai lors de mes prochains billets afin d'aborder en profondeur toutes les caractériques intrinsèques au thé, et il y en a !

Tout d'abord, ce qui m'intéresse, c'est d'établir modestement un parallèle entre le thé et le vin.

Aujourd'hui le thé ici en France et en Occident d'une manière générale commence à devenir populaire dans le sens où il est de plus en plus à la mode et ce grâce aux vertues qui lui sont propres et avec lesquels les marques communiquent. Cependant ce produit, aussi fabuleux soit il, n'est pas encore tout à fait à l'aise dans nos placards, où le café tient encore une place prépondérante. Je carricature, évidemment, mais tiens à souligner les faits.

Parler du thé comme ça à quelqu'un peut renvoyer à la simple image d'un sachet d'english breakfast immergé dans une tasse. On connait Lipton, Twinings et le sempiternel -et délicieux- earl grey ou autre thé aux fruits rouges ! J'ai très envie de vous renvoyer, plutôt que de piager, vers cet article délicieux rédigé par Julia Roubaud d'Envouthé qui illustre bien le cliché lié au thé !

Revennons au parallèle thé/vin.

Le vocabulaire est le même : on parle d'astringence, de souplesse et de rondeurs ; de finesse de force d'animal ou à l'inverse de minéral.

Les phases de dégustations sont quasiment les mêmes : on regarde les feuilles, on les humecte, puis une fois infusées elles sont à nouveaux humées et ensuite, on déguste.

Enfin, le thé possède des composantes chimiques similaires au vin : les antioxydants. Dans cette grande famille nous retrouvons les polyphénols, également, appelés tanins. Il s'agit d'un assemblage de différentes molécules produites par la nature. Représenté principalement par les catéchines, ces dernières développent d'autres molécules au cours du processus d'oxydation enzymatique comme la théaflavine (présente dans les thés noirs rouges et responsable de leurs couleurs) ou bien la théanubrigine. D'une manière générale, les antioxydants présents dans les tanins agissent contre les radicaux libres et vont nous protéger des agressions extèrieures et renforcer nos défenses.

Et pour illustrer un peu ce billet, que diriez-vous d'une tasse de thé ? Nous allons déguster un thé immaginé, conçu et produit par un ami, le Thé de Bordeaux. C'est un mélange alliant la force d'un thé noir d'Assam, la finesse du rooibos et des extraits de feuilles de vignes bio ainsi que des pépins de raisins torréfiés, cépage Merlot, issuent du vignoble bordelais.

L'Assam, produit au nord est de l'Inde, est un thé noir charpenté, corsé, à la saveur légèrement amer et des arômes chaud, épicés, boisés et vanillés.

Le rooibos est un arbuste qui fait partie de la famille des accacias. Il pousse uniquement dans les montagnes du Cederberg, au nord du Cap en afrique du Sud. Une fois récoltées, ses feuilles sont légèrement oxydées et confèrent au rooibos des saveurs douces et vanillées.

L'assemblage, secret, des ces 4 ingrédients donne naissance au Thé de Bordeaux, subtil thé rond en bouche où l'on sent la force et à la fois la finesse des saveurs. Aussi bon chaud que froid, ce mélange est parfaitement équilibré et apporte du tonus juste ce qu'il faut.

En attendant que l'eau chauffe, le Thé de Bordeaux est placé dans le tea testeur.

En attendant que l'eau chauffe, le Thé de Bordeaux est placé dans le tea testeur.

A cup of tea...
A cup of tea...
A cup of tea...
A cup of tea...
A cup of tea...
A cup of tea...
A cup of tea...

Sur feuilles sèches : des odeurs beurrées, de miel, épices douces

  • beurré lacté

  • doux vanillé

  • fruité : baies ; fruits rouges ; fruits noirs

  • gourmand

A la dégustation : une liqueur qui a du corps, bonne constitution, charpentée et une certaine épaisseur ; rond ; laisse une note final de caramel, on retrouve ce beurré vanillé miel.

 

Sources :

Le livre de dégustation de l'amateur de thé par François-Xavier Delmas, Mathias Minet et Christine Barbaste - aux éditions Chêne

Les secrets de santé du thé par Marvin Edeas - aux éditions Alpen

 

Pour information, l'image qui illustre la bannière du blog ne m'appartient absolument pas. Elle est extraite du livre Un an à Kyoto, magnifique ouvrage de photographies de Stéphane Barbery

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